Interview: “Les gagnants et les perdants de la mondialisation”

La globalisation des échanges a permis de faire sortir de la pauvreté des pays émergents. Mais elle a aussi fait des perdants dans les pays industrialisés.

Commissaire européen au commerce de 1999 à 2004, puis directeur général de l’OMC jusqu’en 2013, Pascal Lamy (1) est l’un de ceux qui ont été en première ligne de cette « globalisation » tant décriée. « Une phase historique d’expansion du capitalisme de marché qui a nourri la croissance et produit des effets de bien-être massifs », se défend-il.

Le principal gain est sans doute à chercher dans la sortie massive de la pauvreté des pays émergents, Chine en tête, qui ont su faire valoir leurs « avantages comparatifs », en l’occurrence une main-d’œuvre abondante, habile et bon marché, pour s’imposer comme les « ateliers du monde ».

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