Peut-on réformer l’Organisation mondiale du commerce?

DÉCRYPTAGE – L’OMC est mise en péril par le bras de fer entre la Chine et les États-Unis. Et paralysée par la règle du consensus. L’Union européenne veut user de son leadership pour pousser une réforme en profondeur de l’institution de Genève.

Par Anne CheyviallePublié le 26 octobre 2020 à 17:33, mis à jour le 26 octobre 2020 à 17:33

Deux élections importantes pour le commerce mondial vont se jouer dans les prochains jours. La première concerne les 164 États membres de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), qui vont désigner leur nouveau directeur général. Une directrice en l’occurrence puisque le match final se joue entre la Sud-Coréenne Yoo Myung-hee, et la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala. La seconde élection est bien sûr la présidentielle américaine. Laquelle se joue entre Donald Trump, farouche opposant au multilatéralisme qui, pendant quatre ans, a brandi l’arme commerciale et contribué à la paralysie de l’OMC, et Joe Biden, a priori moins frontal, qui pourrait se rapprocher de ses alliés historiques dont l’Europe.

Mais pour réformer en profondeur l’OMC, il faudra plus que l’allant américain. Le comportement de la Chine, qui dix-neuf ans après son entrée dans l’organisation continue de subventionner massivement son économie, sera déterminant. Ceci dans un climat de défiance à l’égard de la mondialisation, accusée de creuser les inégalités et de nuire à l’environnement comme à la santé.

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